Avis aux parisiennes – portes ouvertes les samedi 26 et dimanche 27 septembre

Bonjour mes yogis en herbe,

Envie de se mettre au yoga? De découvrir un autre studio? D’autres pratiques?

J’ai quelque chose pour vous : le tout récent Ommm Studio organise ses portes ouvertes ce samedi 26 septembre 2015 et tout le monde peut venir pour découvrir le lieu, les différentes disciplines.

Ce studio tout nouveau se situe près de la Place des Vosges, au 12-14 rue Saint-Gilles à PARIS.

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La salle de pratique est claire et très spacieuse, élément assez rare à Paris pour être souligné.

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Le point fort de ce studio est, à mon humble avis, la palette très large des cours proposés. Le yoga est bien évidemment très présent avec des cours de Yoga Jivamukti (yoga dynamique inspiré de l’ashtanga avec mantras et en musique), le classique Hatha Yoga, le dynamique Vinyasa Yoga ou le très relaxant Yin Yoga ; il y en a pour tous les goûts, humeurs et envies.

Mais en plus, des cours de Pilates (gymnastique douce directement inspirée du yoga et très efficace), de barre au sol (la danse au sol, sans barre) et de Qi Gong (gymnastique millénaire chinoise aux bénéfices avérés). Parfait pour les yogis assoiffés de découvrir d’autres disciplines dans un même lieu dédié au bien-être.

Le programme des  deux jours est le suivant :

samedi 26,

10h15, yoga Vinyasa (débutants)

11h30, Pilates

12h30, Qi Gong

15h30, Jivamukti Vinyasa Flow

17h, Yoha hatha flow

dimanche 27,

11h, Vinyasa Slow Flow

14h, Yoga Full Detox Vinyasa

17h, Hatha Yoga

18h, Yin Yoga

Informations et réservation par mail : reservation@ommstudio.fr ou sur le site www.ommstudio.fr

Je n’ai pas eu l’occasion de tester ce nouveau studio car je suis bien trop loin de Paris mais je vais complètement confiance à mes copines Endorphine et Charlotte du Hibouyogi qui en sont ravies.

Et pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller faire un petit tour sur le site du Ommm studio.

Si vous avez l’occasion de vous rendre à cette journée portes ouvertes ou avez déjà testé le studio, laissez un petit commentaire pour en faire part à tous.

 

 

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Le YTT, un an après…

Bonjour les yogis,

Je lis souvent des articles sur comment une formation de professeur de yoga a changé la vie des auteurs, immédiatement et totalement… Ma formation m’a énormément apportée mais un an après, j’ai plus de recul sur les véritables changements opérés dans ma vie suite à cette formation.

Il y a tout juste un an, je reprenais le chemin du boulot après avoir eu la malchance d’attraper une salmonellose pendant le trajet de retour (moi qui pouvais s’enorgueillir de ne pas avoir été malade pendant le séjour, raté lol). Quinze jours d’arrêt maladie plus tard, je reprenais le fil de ma vie d’avant.

J’ai pensé qu’il était temps de faire un petit bilan qui m’est personnel bien évidemment.

Une fois mon petit bout de papier en poche et rentrée chez moi, je me suis dit, allez on va reprendre sa petite vie, avec évidemment une pratique plus précise et une connaissance approfondie du yoga mais rien de plus… C’était sans compter sur les petites graines semées par mes profs de yoga et les aléas de la vie qui sont nos plus grands professeurs…

Bah oui, je n’étais pas partie pour tout plaquer et devenir prof de yoga, je voulais juste approfondir ma pratique, visiter l’Inde, comprendre des choses et n’avais aucunement l’intention d’enseigner par la suite (je pouvais même rater mes exams, tant pis, j’avais appris le plus important). Et puis à la fin de la formation, j’ai une petite révélation quand j’ai enseigné la Première Série, toute seule, comme une grande. J’aimais ça, transmettre, enseigner, partager…

Et un an après alors?

L’année qui s’est écoulée n’a pas été des plus faciles pour moi : rien de grave mais mon corps a lâché vraiment pour la première fois de ma vie et ça m’a fichu un sacré coup et une grande leçon de vie…

Suite à la salmonellose, j’ai souffert d’une anémie ferreuse chronique, de celle qui vous fatigue constamment. Me lever le matin, sortir du lit était déjà un exploit. Inutile de demander si j’ai retrouvé mon tapis, impossible de faire du yoga ou du sport pendant des semaines.

J’ai toujours fait beaucoup de sport, été blessée aussi et m’arrêter, la convalescence, je connais mais là, c’est le corps entier qui lâche et le mental suit car cela m’a pris des mois à récupérer… Je ne me suis pas épanchée sur les réseaux sociaux alors que je suis plutôt très active… La raison est simple, mon ego souffrait de cette mise au repos forcé, et j’étais en colère contre ce corps qui me lâchait alors qu’il avait toujours retrouvé le chemin précédemment.

J’ai dû me reposer ou plutôt me poser. Trouver le bon traitement (les perfusions ne réglaient le problème que pendant quelques jours, je ne fixais pas les compléments ferreux…), adapter mon alimentation et récupérer a mis du temps, et surtout, j’ai eu des « rechutes » après des accalmies qui me faisaient espérer que ça allait mieux. Je précise que ce n’est absolument rien à côté de maladies comme le cancer mais j’ai surtout pris un gros coup au mental. Et quand on ne peut pas bouger, que fait-on? On cogite et c’est là que les petites graines ont germé…

Moi, la fière sportive qui avait vaincu l’anorexie et la boulimie, qui a bouclé des marathons, prof de fitness et yogie dévouée, étais à plat… Et ma jolie vitrine a volé en éclats : envisager des semaines sans sport a fait resurgir mes angoisses liées à mon poids, l’alimentation ; non, je n’étais absolument pas sereine à l’idée de ne pas bouger tous les jours, de me nourrir sans mes repères habituels, d’accepter un corps qui change irrémédiablement. Mes insécurités alimentaires étaient toujours là, juste étouffées par ma routine de fer. Ma vie ne respirait pas tant l’équilibre et la santé que je voulais le faire croire…

Manger sainement, faire du sport régulièrement, c’est très bien, à condition que ça ne tourne pas à l’obsession, à la torture, à la panique… Or, je me suis aperçue que ce n’était pas sain, je me souviens encore cette réflexion de mon professeur lors des premières jours de formation : Jessica, tu grimaces de souffrance et d’effort à chaque posture, le yoga, ce n’est pas du fitness. Et là, bam, effectivement, je ne voyais que l’aspect physique de la pratique et je passais à côté de l’essentiel…

J’ai compris alors que le yoga se pratiquait effectivement 24h/24 et même si je ne pouvais pas dérouler mon tapis, je pouvais profiter justement de ce moment pour faire le point et appliquer la non-violence à mon propre corps… J’ai beaucoup appris sur moi et pas forcément de la façon la plus agréable. Se remettre en cause n’est jamais facile.

Actuellement, tout est rentré dans l’ordre et j’ai retrouvé le chemin du tapis mais j’ai aussi complètement changé mon rapport à moi. En fait, je n’ai pas changé grand-chose en apparence mais intérieurement beaucoup : pendant ma pratique physique, vous surprendrez au pire un visage concentré mais plus souvent un sourire ou au moins un visage avenant, ou un éclat de rire quand je me retrouve sur les fesses dans bhujapidasana 😉 Je ne me demande plus ce qu’il faut que je mange mais ce qui me fait envie (et pourtant je continue à manger sainement, juste l’approche plaisir est toujours là et j’ai tellement plus de souplesse sans aucun dégât sur ma ligne lol). Voir mon corps changer, perdre beaucoup de force, je l’ai accepté comme un passage et je retrouve de jour en jour mon vrai moi. J’ai enfin appris à ne pas détester ce corps mais à le considérer comme un don, une machine merveilleuse qu’il faut respecter et entretenir si je voulais continuer à réaliser tout ce que je projette.

L’immersion en Inde est un apprentissage en lui-même, patience, acceptation…

Et aujourd’hui, j’enseigne le yoga! Il m’apporte tellement que je me sentais le devoir de partager ça. Tout s’est fait assez spontanément, une collègue qui me demande une initiation, accroche puis demande des cours réguliers et le bouche à oreille… Et j’adore donner des cours individuels, transmettre et surtout partager (j’apprends autant de mes élèves qu’ils apprennent de moi mais chut sinon ils factureront leur venue ;)).

Ce yoga teacher training et plus particulièrement mes professeurs, l’Inde, mes compagnons de formation m’ont appris trois valeurs essentielles que je m’efforce de cultiver chaque jour :

– le lâcher-prise et le non-attachement : apprendre à accepter les choses qui nous arrivent, à ne pas s’attacher aux résultats, à la perfection… Une des choses les plus difficiles à faire pour moi, perfectionniste, exigeante mais aussi une des vraies clefs de mon épanouissement personnel,

– que rien ne dure éternellement, aussi douloureux que cela soit de l’accepter, c’est une étape essentielle pour avancer dans tous les aspects de sa vie, du rapport aux autres, etc..

Le yoga, cette formation ne m’ont pas changée mais m’ont permise d’aller chercher mon vrai moi, bien caché sous les couches de dépression, conventions sociales, peurs et mensonges…

Pour finir sur une touche positive, j’ai tellement hâte de savoir ce que l’avenir me réserve, ce que sera mon prochain séjour en Inde. Mais surtout, j’ai appris à vivre dans l’instinct présent, à profiter et à sourire. Le chemin durera tout le reste de ma vie mais il me semble chouette, ce chemin, depuis quelques temps.

 

 

 

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YOGA JOURNAL FRANCE

Une nouveauté  a pointé son nez sur la planète Yoga : l’édition française de Yoga Journal, très attendu par les yogis français.

Outre-Atlantique, Yoga Journal est un monument dans le monde du yoga US : il est le journal le plus populaire en la matière, tiré à des millions d’exemplaires qui se feuillètent dans tous les bars à jus et les studios dignes de ce nom :)

abonnements

Qu’a dans le ventre ce premier opus français?

Yoga Journal version française comporte une centaine de pages pour un prix de 4,90 euros. Il paraîtra tous les deux mois.

Première impression positive, il ne s’agit pas de la traduction du tirage US mais bien d’un exemplaire préparé spécialement pour notre beau pays. Mise en page soignée, papier de qualité et articles intéressants. Pas de publicités toutes les deux pages comme certains magazines féminins mais quelques placements produits plutôt bien amenés.

Mais quelques bémols : on trouve beaucoup trop d’interviews à mon goût au détriment des articles de fond. Les articles sont un peu trop généralistes et manquent de détails et d’approfondissements.

Enfin, je vais faire ma chauvine mais tant pis, j’assume : Hillary Baldwin est sans doute une prof de yoga très populaire aux Etats-Unis et sur instagram mais je suis plutôt hermétique à son charme. La scène française des professeurs de yoga est suffisamment riche de personnes fascinantes pour faire la première page.

Le contenu est cependant très intéressant pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au yoga, pour débutants comme confirmés.

J’attends beaucoup des prochaines éditions et je reste très indulgente, il est normal d’essayer de cibler large et de rester général pour une édition toute jeune. Il faut d’abord fidéliser son lectorat. Cependant, cette première édition ne détrône pas pour l’instant mon amour pour Esprit Yoga, son autre grand rival de la presse française sur le même créneau et dont je reste une fidèle lectrice.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Allez-vous l’acheter? Il est en kiosque jusque début mai pour les retardataires 😉 Hâte de lire vos avis

 

Namasté les yogis

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J’ai testé : un stage avec Laurence Gay

 

Coucou les yoginis,

 

Aujourd’hui, on va parler d’un stage de yoga que j’ai pu suivre en fin 2014 (oui je sais, ça fait un bail ^^) avec Laurence.

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Laurence est une professeure d’ashtanga toga et de prana flow (formée par Shiva Réa en personne), donc le registre est plutôt yoga dynamique et fluide. Elle enseigne à Paris (il suffit de voir les horaires de ses cours sur son blog ici) et organise quasiment tous les mois des stages à thème.

C’est souvent l’occasion de travailler un point particulier en petit comité dans un cadre privilégié.

Ses stages tournent toujours autour de l’ashtanga ou du prana flow et sont très variés et intéressants (depuis que je la suis, je n’ai encore pas vu deux fois le même thème abordé). Cela peut être un focus sur une partie du corps, une séquence particulière ou encore un chakra. Il y en a pour tous les goûts.

Le stage est l’occasion de s’arrêter plus particulièrement sur un aspect de la pratique. De prendre son temps pour décortiquer et expliquer et de répondre aux questions en rapport avec le thème.

Si vous recherchez un cours sans pause et sans échanges, ne vous inscrivez pas à un stage (et ça ne veut pas dire pour autant que le cours ne comporte pas une pratique intensive, j’ai eu des courbatures le lendemain hihi). C’est avant tout l’occasion de se pencher et de s’arrêter sur un point et de l’intégrer plus largement dans sa pratique par la suite.

Celui auquel j’ai assisté avait pour thème : les flexions arrière de la 1ère er 2ème séries d’ashtanga. Il s’est déroulé dans un sublime studio, Boulevard de la Villette. J’ai en plus pu bénéficié d’un tarif spécial « Early birds » en m’y prenant à l’avance (les stages sont annoncés au moins un mois en avance, ce qui  m’arrange beaucoup car partir une journée à Paris demande une certaine organisation pour moi – réserver le train, prévoir la nounou des boules de poils – et me permet d’avoir un tarif SNCF préférentiel.

 

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Le stage était passionnant et j’ai appris beaucoup, autant en théorie qu’en pratique. Après un échauffement classique (les salutations au Soleil À et B, incontournables en ashtanga), les postures se sont enchaînées, entrecoupées d’explications et d’ajustements.

Laurence est une professeure très expérimentée, passionnée et pédagogue, c’est un vrai plaisir de suivre un de ses stages et j’en ai tiré beaucoup de bénéfiques, autant théoriques que pratiques. Elle est en outre très sympathique et abordable. J’aimerais tellement pouvoir suivre plus de ses enseignements mais la distance évidemment limite mes possibilités de suivre ses cours.

Son approche se fait tout en douceur et en sécurité mais nous met au défi. Les stages sont vraiment l’occasion d’apprendre beaucoup et sont un cadre privilégié pour approfondir la pratique.

Personnellement, je pratique seule et quasi quotidiennement. L’ashtanga yoga se prête particulièrement à une pratique à la maison, à condition, bien sûr, d’en maîtriser les bases (ce qui était mon objectif premier en suivant mon YTT). On en finit jamais d’apprendre et que ce soit en ma qualité de pratiquante assidue que de professeure à temps près partiel, j’ai cette soif d’approfondir, apprendre et d’échanger. De plus, je n’ai pas de studios dignes de ce nom à proximité et encore moins de professeurs d’ashtanga. Les stages répondent parfaitement à mes attentes en la matière et j’espère pouvoir en suivre beaucoup d’autres en 2015.

Enfin, en aparté, ma pratique d’ashtanga est pour moi suffisante car exigeante mais elle ne plait pas forcément à tous. Laurence est également une professeure certifiée en Prana Flow (je vous invite à en découvrir plus sur ce type de yoga ici) et pourra intéresser même les réfractaires à l’ashtanga, promis ^^.

Cet article est dicté par mon retour d’expérience hyper positif et en aucun cas un article sponso. Je vous invite vivement à suivre un des stages de Laurence ou un de ses cours si vous voulez découvrir/approfondir l’ashtanga ou le Prana Flow.

Pour suivre son actualité, je vous invite à suivre son blog, facebook, twitter ou Instagram (eh oui en plus elle est connectée hehe). D’ailleurs, elle écrit des posts toujours très intéressants pour les yoginis amateurs, comme confirmés.

Vous voulez en savoir plus? Un mot, courez vous inscrire au prochain stage :)

 

Merci encore Laurence pour ce partage et à bientôt.

 

 

 

 

 

 

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Les blessures en yoga

Bonjour mes yogis,

en ce dimanche ensoleillé (enfin ici), on va parler des blessures et douleurs musculaires qui peuvent survenir en yoga.

Bah oui, le yoga, c’est l’union du corps et de l’esprit, de la prise de conscience de ses limites, du respect de son intégrité physique mais c’est aussi une activité physique et en tant que telle, elle est susceptible de provoquer, aggraver une douleur ou être à l’origine d’une blessure.

Il faut d’abord faire la différence entre douleur  réelle et simple gène musculaire. Une douleur vive, fulgurante n’est pas normale et doit conduire à arrêter la posture qui en est à l’origine, voire la pratique si la douleur persiste au bout de quelques minutes de repos.

Il est cependant normal de ressentir une chaleur au niveau des muscles à l’étirement, c’est même signe que vous exécutez la posture correctement et qu’il y a un réel étirement.  Cette chaleur est signe que vous vous étirez mais attention elle ne doit pas être insupportable, aller trop loin dans l’étirement et repousser vos limites physiques conduira irrémédiablement à la blessure.

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Padmasana ou lotus

 

 

Le principe est d’être attentif à ses sensations. La chaleur à l’étirement doit être supportable et la sensation persiste pendant tout le maintien de la posture, elle n’apparaît pas soudainement. Vous avez un doute? Revenez un peu « en arrière » et maintenez la posture moins profondément. Avec une pratique régulière mais douce, vous parviendrez à faire des progrès dans le respect de votre corps. Un point important est aussi le siège de la sensation : une gène ou une douleur dans une articulation n’est JAMAIS normale. Il faut immédiatement cesser la posture même si cette douleur se situe dans une articulation qui ne vous semble pas exposée. Il y a forcément un manque de souplesse ou de forme qui ne provient pas forcément de l’articulation et cette douleur vous indique que vous n’êtes pas prêt à exécuter cette posture et qu’il faut travailler davantage ce point précis avant de retenter la posture douloureuse.

Je pense par exemple à la posture du lotus ou padmasana. Si vous ressentez une douleur ou gène au niveau des genoux ou chevilles, ce n’est pas normal. Il faut d’abord travailler l’ouverture des hanches pour permettre à l’articulation du ge.nou de libérer assez de place pour les ménisques internes et utiliser les variantes du lotus. Votre corps vous signifie que vous n’êtes pas prêt et persister conduira à une lésion du ménisque douloureuse et invalidante.

Il est également anormal qu’une douleur apparaisse soudainement, il s’agit sans doute d’un claquage. Il faut dès lors cesser toute pratique et prendre quelques jours de repos. La douleurs persistera souvent lors des mouvements quotidiens pendant quelques jours. Le froid, certaines pommades et médicaments peuvent soulager mais je vous conseille vivement de consulter un médecin pour déterminer le type de blessure et le traitement adéquat (un traitement peut être bénéfique pour un claquage et très mauvais pour une entorse attention).

 

Une blessure peut également apparaître en présence d’une blessure pré-existante ou mal soignée (souvent repos insuffisant) que la pratique d’une posture réveille. La pratique n’est alors pas en cause mais sollicite un muscle lésé comme toute autre activité physique. Si le médecin à prescrit le repos complet , le yoga en fait partie. La pratique peut être cependant adaptée selon le type de blessure et la zone lésée, parlez-en impérativement à votre professeur de yoga, tout comme de toute gène ou douleur qui surviendrait pendant le cours.

Le yoga peut également provoquer lui-même des blessures. Une mauvaise pratique en est alors la cause : la répétition d’un geste inadapté peut provoquer une tendinite par exemple ou persister à pratiquer le lotus malgré une douleur au genou conduite à une lésion méniscale à moyen terme.

Là intervient alors un des aspect essentiels de la pratique des asanas : l’alignement. En effet, chaque posture à un alignement précis qu’il faut impérativement respecter pour une pratique en toute sécurité. Le professeur doit indiquer les directives précises verbalement mais également décrire précisément toute nouvelle posture qu’il intègre dans une classe ( notamment lorsque le cours intègre de nouveaux participants ou débutants). Il se doit également d’ajuster les élèves pour corriger toute erreur d’alignement.

Et là apparaissent deux limites importantes :

– la multiplication des formations de professeurs de yoga : le yoga devient populaire, l’enseigner semble le job rêvé. L’enseignement du yoga n’est pas réglementé en France malgré une tentative des fédérations d’encadrer tout ça. La plupart des formations sont sérieuses : chaque alignement est vu en détail, les points positifs et les contre-indications de chaque posture également. Mais évidemment, on ne peut pas tout voir en 200 heures et quelques, ni toutes les postures, ni toutes les particularités. L’anatomie est évoquée bien sûr mais ne donne pas la connaissance d’un kinésithérapeute. Un professeur de yoga sérieux le sait et continue de se former tout au long de sa vie (personnellement je remercie ma formation d’éducateur sportif et ma pratique sportive pour m’avoir donné de solides bases et surtout je ne cesse de lire, me former et être à l’affût des formations).

– la pratique à la maison : rendre le yoga abordable pour tous est la mission de tous les professeurs, c’est même un devoir dans la pratique indienne de transmettre. Internet permet tout ça et c’est génial mais pratiquer seul, sans la correction d’un professeur, exposé  un risque important de pratiquer un mauvais alignement. Même en le sachant. Je peux vous assurer que c’est très facile de repérer un alignement erroné chez un élève, moins de le repérer pendant sa propre pratique (on a tous nos petits défauts qui reviennent au galop sans vigilance) alors oui il m’arrive souvent de filmer ma pratique pour repérer mes erreurs et y faire attention (non non je ne traque pas ma cellulite, non non je ne suis pas narcissique lol)

Donc soyez attentif à votre pratique à la maison ou choisissez un professeur qui sache vous mettre en confiance, qui donne des directives précises et qui observe ses élèves et les ajuste au besoin.

 

Pour résumer, pour éviter les blessures :

– on veille à l’hydratation. En ashtanga, il est déconseillé de boire avantage pendant et juste après la pratique mais veillez à vous hydrater régulièrement comme pour toute autre activité physique.

– on s’échauffe suffisamment surtout à la maison. Non non on ne commence pas par paschimottanasana au lever du lit. L’échauffement le plus courant reste la pratique de plusieurs salutations au soleil.  Choisissez ce que vous préférez mais échauffez-vous, cela évitera claquages et compagnie.

– on écoute religieusement les indications de son prof de yoga (non on ne pense pas à son menu pour le déjeuner en famille) et on s’écoute.

– on parle à son professeur. On arrive 5 minutes avant le début du cours ou on reste après mais on lui PARLE et on le questionne. Et surtout on stoppe immédiatement toute posture qui génère une douleur vive et on lui explique. Le professeur est un professionnel qui a appris à adapter ou déconseiller la pratique de certaines postures mais il doit connaître bien évidemment les spécificités de chacun.

– on abuse des blocs, sangles, coussins, couvertures, ce sont des outils très utiles pour soulager la tension des articulations et pratiquer en toute sécurité. Monsieur Iyengar avait tout compris….

– on place l’alignement au centre de sa pratique physique (et pour ceux qui pratiquent à la maison, soyez patients, j’arrive bientôt avec une petite aide)

 

 

Enfin, une des notions centrales du yoga est l’Ahimsa, la non-violence. Elle s’adresse en premier lieu à vous mêmes : le yoga n’est pas dans la performance et dans l’acharnement mais dans l’acceptation de ses limites et un travail continu pour les repousser dans la mesure du possible et toujours dans le respect de l’intégrité physique.

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Une superbe initiative – à vos aiguilles et pelotes

Parce que le yoga, à mon sens, n’est pas juste effectuer de jolies postures sur un tapis mais aussi partager et aller vers ceux qui sont dans le besoin, je relaie une très jolie initiative, portée par une non moins belle personne : Le tricot solidaire

Donc que vous soyez tricoteurs/euses boulimiques à ne plus avoir quoi faire de vos ouvrages ou acheteurs/euses compulsives avec des armoires entières de bouts de laine dont vous n’aurez jamais besoin, foncez! L’hiver et ses vagues de froid arrivent à grands pas…

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Inspirant, fluide et magnifique

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Le yoga c’est pour qui?

J’entends ça tous les jours : le yoga, c’est pas pour moi, je suis trop raide/gros/vieux/stressé/actif etc.

Moi aussi d’ailleurs, j’ai longtemps pensé que le yoga n’était pas pour moi et surtout qu’il ne m’apporterait rien de plus.

Bah oui, je pratiquais déjà la méditation, je faisais beaucoup de sport et j’étais raide surtout! Et puis je me méfiais de toute cette spiritualité yogique, j’ai étudié le bouddhisme et je n’ai pas la foi alors aucune chance que j’arrive à m’imprégner de toute cette culture.

Donc le yoga, ce n’est pas pour moi et surtout complètement inutile : je médite et je me bouge bien assez, je suis trop raide, je n’ai pas le temps et surtout je vais m’ennuyer au bout de cinq minutes

 

 

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Et pourtant, des années plus tard, je pratique quotidiennement et j’enseigne même quelques heures par ci, par là.

Pour une posture avancée, il existe toujours une variante débutante ou intermédiaire, accessible pour tous.

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C’est justement le rôle principal du professeur de yoga, savoir adapter chaque posture au niveau de ses élèves et prendre en compte les limites physiques de chacun (à condition, bien sûr, de l’en avoir informé – il est impératif de parler à son professeur de yoga de toute blessure ou particularité physique, quitte à arriver en avance ou à attendre la fin du cours pour pouvoir en parler plus discrètement).

Le yoga est un vaste domaine et il existe tellement de styles de yoga qu’il en a forcément un pour vous ; ne vous arrêtez surtout pas à une mauvaise expérience, c’est juste que le style/prof/approche ne vous convient pas, essayez un autre cours.

Le yoga est pour tout le monde. On peut commencer à tout âge, tous les yogis ont débuté un jour sans pouvoir toucher leurs orteils, promis 😉 On peut pratiquer avec des problèmes physiques, à condition d’en avoir parlé à son médecin ET à son

 

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professeur de yoga ; même si le yoga est utilisé de plus en plus dans le cadre de la rééducation ou d’une approche plus globale de guérison, il n’avait pas cette finalité première : l’idée est de pratiquer le yoga et de mener une vie saine pour prévenir les maladies et non pour guérir au départ.

Et un dernier mot sur la tendance Instagram de ces derniers temps. Le yoga est devenu populaire et tant mieux s’il peut être utile aux maux actuels mais il est devenu aussi commercial. On voit fleurir des comptes « selfies » de filles minces, blondes et bronzées qui prennent des postures improbables (oui bon ça m’arrive aussi de prendre des photos de ma pratique mais je ne suis pas bronzée ni un corps parfait, ça ne compte pas ahah). Cela popularise le yoga mais je pense aussi qu’il peut constituer un frein pour les aspirants yogis.

 

– non il ne faut pas être naturellement souple pour débuter le yoga. Si vous l’êtes, tant mieux mais ce n’est pas forcément un point positif. Le yoga est avant tout un processus et pratiquer régulièrement, progresser est un des aspects les plus positifs du yoga. Je doute de l’envie de continuer pour quelqu’un qui sait déjà tout faire

 

– Le yoga n’est pas un outil de perte de poids comme le fitness. Il s’agit d’une activité avant tout bénéfique pour le corps et l’esprit. Le yoga peut être très dynamique et développe la force et la souplesse avec une pratique régulière mais il ne faut pas en attendre des résultats spectaculaires sur le plan physique avant des années de pratique et ce n’est pas le but. Le yoga est apr contre un formidable outil qui vous permettra de vous réconcilier avec votre corps et souvent s’accompagne d’une envie de mener une vie plus saine, de s’accepter tels que nous sommes et non passer une vie entière à vouloir lutter contre sa nature.

 

– Pour atteindre un tel niveau de pratique, il faut souvent des années et des heures sur son tapis. Le yoga n’est pas dans la performance mais dans la réalisation de soi, dans l’ancrage dans le temps présent et dans la liberté (oui c’est du charabia pour toi? file à un cours de yoga et tu comprendras ahah). Les postures les plus simples à réaliser sont souvent les plus bénéfiques pour le corps…

 

Donc surtout si tu es curieux/se à propos du yoga, ne te pose pas trop de questions et teste plusieurs cours, c’est la seule manière de te faire  une idée véritable. Et rassurez-vous, votre prof de yoga est un être humain et tous les profils sont représentés dans la profession, croyez-moi!

 

 

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Les Niyamas – Partie 2

Le deuxième pilier du yoga mentionné dans les Yoga sutra sont les Niyamas, au nombre de cinq.  Il s’agit plutôt de principes à appliquer à soi-même.

– SAUCHA : la propreté, la pureté

Il s’agit autant de la propreté « extérieure », hygiène du corps et de vie  et celle « intérieure », il faut faire le tri des sensations, pensées, émotions inutiles . Le pratiquant de yoga mène une vie saine et équilibrée.

Cela signifie pratiquer dans la simplicité, dans une pièce ordonnée et claire et dans un état d’esprit positif. Au quotidien, le yogi a une hygiène de vie saine, maitrise ses humeurs.

– TAPAS : l’action

« Yoga is a journey ». Le yoga est une excellente école de l’ego. En effet, les progrès en yoga nécessitent une pratique régulière et constante, un certain « dévouement » (oui le chemin sera long, les moments de découragement ou de colère contre son corps qui ne suit pas, la frustration de ne pas y arriver seront présents mais le plaisir de pratiquer régulièrement, les bienfaits tirés de cette pratique sur et hors du tapis, la joie de réussir enfin une posture valent largement ces quelques moments de découragement 😉 le yoga apprend la patience surtout avec soi-même, l’acceptation de ses limites et la pugnacité). L’action ici est de pratiquer régulièrement et de s’y tenir tout concentrant son énergie intelligemment. Ça ne va pas dire non plus qu’on ne peut pas lâcher prise et larver sur le canapé, l’ibtérêt est encore une fois de trouver l’équilibre en tout.

– SANTOSA : la satisfaction

Il s’agit ici de savoir apprécier le verre à moitié plein, apprécier ce que l’on a, se concentrer sur le positif dans notre vie.  C’est valable pour notre entourage mais aussi pour nos biens matériels.

Sur le tapis, le yogi apprécie pleinement les bienfaits de sa pratique et apprécie sa progression et ses résultats.

Dans la vie, il s’agit d’être positif, voir les bons côtés, les points positifs, ses qualités.

– SVADHYAYA : la connaissance de soi

La pratique de yoga vous apprend beaucoup sur vous-même : sur vos réactions devant les difficultés, sur votre combativité, sur votre patience….

Cette connaissance de soi n’est pas gratuite, elle permet d’identifier les aspects négatifs et d’y travailler autant en yoga que dans la vie de tous les jours.

Allez-vous renoncer dès le premier cours sous prétexte que vous êtes trop raide ou allez-vous noter que chaque posture a un niveau débutant, ce qui vous permet d’apprécier le cours, d’en tirer les bénéfices et de progresser pour arriver au niveau intermédiaire ou avancé, peu importe quand?

Sur le tapis, vous devez être « là », l’esprit est calme et concentré sur la pratique, vous avez conscience de vos mouvements et de votre respiration. Au quotidien, prenez un moment pour comprendre vos réactions à la suite d’un conflit par exemple ou les raisons de vos frustrations.

– ISVARA PRANIDHANA : la confiance

Avoir confiance en soi, en ses capacités permet d’accomplir de grandes choses, de trouver la force de faire des choix différents et de les assumer, de prendre des risques, de mener sa vie comme vous l’entendez. Il faut également apprendre à lâcher prise et à accepter que tout n’est pas sous votre contrôle. C’est aussi apprendre à s’accepter et à s’aimer physiquement comme moralement.

Sur le tapis, vous savez que vous y arriverez un jour alors vous essayez encore et encore.

Dans la vie, il faut apprendre à oser, agir, prendre des risques assumés et prendre des distances par rapport au regard de l’autre.

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Une philosophie du yoga? partie 1

Quand on parle yoga à un occidental, il pense tout de suite à la pratique physique, les postures parfois compliquées ou qui semblent infaisables. Le yoga est devenu très populaire aux Etats-Unis et gagne l’Europe. Cette pratique ancestrale s’est donc modernisée, occidentalisée pour se conformer à une pratique plus « moderne » et influencée par le fitness : on voit émerger un yoga avec poids et lests par exemple.

 

Effet de mode? Sans doute mais avec cet effet positif de remettre au goût du jour une pratique ancestrale qui apporte un bénéfice physique et spirituel énorme aux pratiquants. D’ailleurs, certains yogas comme le hatha ou l’ashtanga (promis un autre article vient sur les principaux types de yoga) sont souvent pratiqués exactement tels qu’ils étaient pratiqués il y a 2000 ans.

 

Cependant, il existe une grosse différence entre le yoga moderne et le yoga traditionnel indien  : quand le yoga moderne ne concerne que la pratique des postures, le yoga indien désigne un véritable mode de vie dont la pratique des postures n’est qu’une des composantes. Voilà pourquoi vous voyez souvent le hashtag #yogaoffthemat sur les IG des yogis.

 

 

 

Ce « code de conduite » a été décrit dans un texte fondateur de la tradition indienne : les Yoga Sutra de Pantajali. Il s’agit d’un recueil de 196 aphorismes.

 

Attention, le yoga n’est absolument pas une religion mais une quête vers le bonheur. Il a donc influencé/été influencé pour le bouddhisme et l’hindouisme, principales religions indiennes qui se sont développées en parallèle.

 

Les principaux textes traditionnels indiens étaient de tradition orale et ont été retranscrits plus tard en sanskrit, langue riche et assez difficile à traduire. Les textes sont remplis de références indiennes en plus. Une traduction sèche est donc difficilement abordable pour nous occidentaux, surtout si vous n’êtes pas familiarisés avec les concepts indiens. Donc, les meilleures traductions sont en fait de celles qui transforment un poème ou 196 courtes phrases en un pavé pas très attirant il faut reconnaître.

 

Je vais donc essayer de suivre l’ordre du texte et vous exposer les principaux principes traditionnels du yoga et les expliquer dans le cadre d’une pratique comme dans la vie.

 

Le yoga au sens traditionnel du terme se compose de 8 piliers (A noter que le nom ashtanga fait justement référence à ces 8 piliers, « ashta »: 8, « anga »: membre ).

 

 

  1. Les Yamas : il s’agit de 5 principes de vie en vue de vivre en harmonie avec les autres 

 

– AHIMSA : le principe de non-violence 

 

En sanskrit, la violence se traduit par himsa, le a- est donc une négation, il s’agit de s’abstenir de toute forme de violence physique, verbale ou mentale, envers les autres, comme envers les autres.

Il s’agit d’éviter toute manifestation de violence : insultes, coups, ton désagréable mais aussi de pensée de jalousie, dénigrement, jugement envers autrui.

 

Il s’agit également d’exercer la compassion envers soi-même : ne pas se dénigrer, se dévaloriser mais aussi ne pas mettre en péril son intégrité physique ou se blesser pour accomplir une posture, ne pas se comparer aux autres et respecter son corps sur le tapis.

 

Comment fait-on alors? Au quotidien, on s’efforce de positiver, sourire à la vie, voir e bon côté d es choses. La première étape est d’être positif et ensuite de ne pas répondre par la violence à une provocation sinon un cercle vicieux s’installe et l’ahimsa s’éloigne certainement 😉

 

On ne demande à personne de changer mais d’adopter une attitude plus positive, ouverte et amicale. Je vous assure que cela change tout de seulement sourire. Il s’agit de comprendre aussi nos réactions, de se poser les bonnes questions sur soi-même d’apprendre à s’aimer et à s’accepter, ne pas en vouloir à la terre entière pour ses échecs, apprendre de ses erreurs….

 

Pour ma part, ce principe est tellement important qu’il est ancré/encré dans ma chair. Il signifie ne pas me punir, respecter et comprendre mes limites, m’accepter mais aussi et surtout respecter la vie de tous les êtres qu’ils soient humains ou animaux. Vient donc la question du lien entre le yoga et le végétarisme. Je lis parfois qu’il n’y a aucun lien. Je ne suis pas d’accord. Le yoga n’impose rien et il doit s’adapter à chacun effectivement. Mais si quelqu’un veut vraiment appliquer l’ahimsa dans tous les aspects de sa vie, le végétarisme s’impose naturellement. L’Ashtanga en fait une règle essentielle de la vie d’ashtangi. Ce principe est strictement appliqué dans la religion jaïne, bouddhiste (oui un schisme ne rend pas le végétarisme obligatoire mais je ne connais aucun bouddhiste pratiquant religieux ou pas qui ne le soit pas) et hindouiste. Comme je ne connais aucun yogi traditionnel qui consomme de la viande (je dis traditionnel n’est-ce pas).

 

La meilleure définition de l’ahimsa, pour moi, est toute trouvée : il s’agit du mantra Lokah Samastah Sukhino Bhavantu qui a plusieurs significations mais celle-ci est la plus courante : Que tous les êtres soient heureux et libres et que mes pensées et mes actions puissent y contribuer en quelque manière que ce soit.

 

 

 

Par contre, je reste convaincue que le yoga est avant tout un bienfait et qu’il n’y a pas de mauvais yogis, même mangeurs de viande. Mais le yoga est un cheminement qui peut conduire à s’interroger sur son alimentation, ce qui est bon pour nous et pour les animaux, l’environnement etc… Ce n’est pas une obligation, cela devient même une forme de violence s’il s’agit d’une contrainte. Chacun est libre de ses choix mais il est intéressant d’évoquer la question pour ceux que cela intéresse.

 

– SATYA : la vérité

 

Encore une fois, il y a bien un aspect personnel : la vérité implique l’intégrité et l’honnêteté en agissant selon sa propre volonté sans se préoccuper de l’avis ou du comportement des autres mais aussi un aspect vis-à-vis des autres : être sincère, dire la vérité tout en respectant l’ahimsa, bah oui, il ne faudrait pas en plus que la vérité fasse mal, ce qui n’est pas toujours simple à concilier .

 

Comment fait-on?  Ayez confiance en votre libre arbitre. Dire la vérité n’est pas un principe absolu. Parfois, ne pas être complètement honnête avec autrui ne contrevient pas à être vrai quand il s’agit de prendre soin de quelqu’un. Il faut avant tout être vrai avec soi.

 

Sur le tapis, il s’agira d’être soi-même : reconnaître une difficulté et adapter sa posture, exécuter une variante plus adaptée jusqu’à ce que la posture devienne confortable, faire son yoga pour son bien-être et non parce que c’est tendance/pour maigrir…

 

– ASTEYA : le détachement 

 

Il s’agit ici de ne pas convoiter mais ce principe dépasse les biens matériels. En effet, la manifestation de convoitise la plus courante est de souhaiter le bien d’autrui, ce qui conduit à la jalousie et au vol mais il s’agit aussi de ne pas non plus monopoliser l’attention d’autrui en de longs discours à sens unique ou en leur faisant perdre leur temps; la convoitise concerne donc les biens mais aussi l’attention ou le temps.

 

Sur le tapis, le yogi peut vouloir atteindre la perfection de son voisin dans l’accomplissement d’une posture mais ne pas le jalouser. Il faut utiliser cette énergie en combativité, pugnacité pour pratiquer encore et encore et non pas en jalousant autrui.

 

Dans la vie, apprendre à se satisfaire de ce que l’on a (ceci n’exclut pas l’ambition mais tout le monde sait quand vouloir avancer devient négatif), ne pas jalouser autrui mais aussi arriver à l’heure et apprendre à écouter les autres et non monopoliser la discussion et couper la parole.

 

– BRAHMACHARYA : la modération

 

Dans le sens traditionnel, cela signifie que le yogi doit concentrer son énergie à la pratique du yoga (dans son sens large) et donc ne pas dissiper sa précieuse énergie en s’adonnant à des activités futiles (pour l’anecdote, le sexe est expressément cité – oui le yogi est abstinent lol). Il s’agit en fait de trouver l’équilibre et de concentrer son énergie sur des activités essentielles, se concentrer et ne pas se dissiper.

 

Sur le tapis, c’est assez simple : il faut être concentré pendant sa pratique, être attentif à son corps  et non aux bruits (oui les pets ou ventouses du voisin par exemple) ou aux voisins de tapis/

 

Dans la vie, savoir faire preuve de modération et d’efficacité dans tous ses aspects : réflexion, action.

 

– APARIGRAHA : la non-avidité (toujours le a- pour signifier la négation)

 

Il rejoint Asteya mais vise directement les possessions personnelles. Il s’agit tout simplement de ne pas succomber aux dictas de notre société de consommation : accumulation de choses, acheter le dernier modèle mais aussi vouloir toujours faire mieux personnellement de manière maladive.

 

Tout est encore une question d’équilibre : se poser la question du réel besoin, de la compulsion d’achats…

 

Je viens seulement d’exposer un pilier des Yoga Sutra (oui je sais il y en a encore 7 ahhah). Je suis une bavarde incorrigible même par écrit. Mon propos ici n’est pas d’être moralisatrice mais d’exposer simplement et de manière accessible un ouvrage intemporel à mon sens. Il a pour but de nous interroger un moment sur notre quotidien et pourquoi pas de tenter d’appliquer un ou deux principes au quotidien.

 

La grande question je suppose : et toi tu les suis? J’essaie au quotidien de suivre ces principes. Cela date de bien avant ma pratique du yoga puisque j’ai étudié le bouddhisme theravada bien avant tout ça et que je m’applique depuis à pratiquer les enseignements de Bouddha au quotidien. Je suis juste humaine, ce qui signifie que oui, il m’arrive encore d’acheter des choses dont je n’ai pas besoin ou de critiquer etc… et j’assume mais une application régulière de ces principes couplée à une pratique du yoga m’a apportée une vraie quiétude d’esprit, un positivisme et un réel bien-être.

 

A bientôt pour le deuxième pilier, les niyama.

 

Namaste yoginis

 

 

 

 

 

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